Le musée de Baham
Exposition permanente
Pays et histoire
Sociétés secrètes et religion
Costumes et art textile
Instruments de musique
Récipients et autres contenants
Rois et dignitaires
Les artistes
Les figures de justice
Maternité, fécondité et guerre
Architecture
Itinéraires de la memoire collective
Informations

Costumes et art textile

Dans la vie quotidienne, lors des danses et cérémonies, les Baham portent une multitude de costumes et coiffures symboliques, culturels ou de prestige, faits de différentes étoffes dont la plus riche de sens et la plus importante est le ndop (dzedouop) ou souo’ (dze souo’).


La société dja'bum en action

Il existe plusieurs sortes de ndop au Grasssland et chez les peuples voisins, variant selon l’appellation locale, la teinture, le type de coton, la surcouture du raphia, le type et la facture des dessins.L’emploi du ndop (et probablement sa décoration ) à Baham daterait au moins du XVIIIe siècle.

Au palais royal de Baham ont été conservés de précieux spécimens anciens, des costumes makem qui interviennent dans les cérémonies rituelles et qui appartiennent à des âges différents mais difficiles à dater.

L’analyse permet d’observer l’évolution de la technique de ndop, qui s’est améliorée au cours du temps pour aboutir à sa forme actuelle plus élaborée. Le ndop ou douop est réalisé en coton. Il est fait d’étroites bandes cousues bord à bord et décoré de dessins caractéristiques blancs sur fond bleu indigo.

 
   

Artiste décorant le ndop ou douop


 

On retrouve les mêmes motifs décoratifs (animaux stylisés, formes géométriques, lune, étoile, soleil, etc.) dans la vannerie, sur les sculptures de bois et dans la broderie de perles.Pour obtenir cette décoration, l’artiste coud des points très serrés en fil de raphia sur le tissu, suivant les lignes des dessins qu’il a précédemment tracées. L’étoffe sera ensuite plongée dans l’indigo pour lui donner la couleur bleue du fond. Aucune goutte de la teinture ne devra passer à travers les coutures, qui seront enlevées à tissu séché. Les motifs blancs de la décoration ressortiront alors sur le bleu indigo du fond.

L’étoffe blanche est obtenue au Nord du pays par filage et tissage du coton, puis transportée au pays bamiléké en particulier à Baham, principal centre de production de l’étoffe dze douop. La toile y est décorée puis envoyée à son lieu de départ où elle est teinte en bleu indigo, enfin elle est ramenée à Baham où les spécialistes y exécutent les travaux de finition (découpes et bordures).

Le notable wabo Dzuwa’, chef du la’kam, en tenue ndop

   

La décoration du ndop avec des motifs est un véritable livre où l’on peut suivre le message transcrit par le brodeur au moyen de signes. L’étoffe a de multiples utilisations. On l’emploie pour fabriquer des costumes comme les makem réservés au roi, aux notables et aux sociétés secrètes. Elle est utilisée comme linceul qui enveloppe le corps du feu décédé pour l’enterrer. On décore avec d’amples coupons de ndop la place où se déroulent les cérémonies funéraires des personnages importants. Le ndop a une valeur symbolique tout à fait particulière.


Utilisation du tissu ndop lors d’une cérémonie funéraire

     
     
     
     
     
   
     

Mannequin représentant un danseur de tseu

[ Page supérieure ]

Home Les quatre musées Le projet Musée de Baham Musée de Bandjoun Musée de Mankon Musée de Babungo
baham@museumcam.org Copyright 2005 C.O.E. Powered by SYNUS